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Adultes et Enfants, tous niveaux, du classique à la variété.

Répertoire à la carte et pédagogie personnalisée.

Cours sur piano à queue Seiler 180.

Apprentissage simultané des bases de solfège et de théorie.


Réalisation d'arrangements sur demande, je suis publiée aux éditions Bourgès, collection Crock'Music.


mercredi 12 août 2020

Au Japon, un piano à queue insolite sans touches noires

https://www.rtbf.be/musiq3/article/detail_au-japon-un-piano-a-queue-insolite-sans-touches-noires?id=10555766&fbclid=IwAR06PEXlymMrFoQWZYXstYq-GMA3xttnwF8Xn4OooXuJS0n6deL66U33c_A


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C’est un piano à queue des plus banals… à ce détail près qu’il ne comprend aucune touche noire. Là où un grand piano à queue normal comprend 52 touches blanches, aussi appelées "marches" et 36 touches noires, appelées "feintes", il se limite aux 52 marches, qui occupent toute l’étendue et toute la profondeur du clavier. L’instrument, conçu par la marque Sinhakken, se trouve au Japon. Le résultat ne manque pas d’élégance et de symétrie, mais est-il vraiment fonctionnel ?

En l’occurrence, si l’idée fait sourire, on voit mal ce qu’elle pourrait apporter comme avantage. Certes, sans le frein potentiel des touches noires, on pourrait imaginer qu’il soit possible de gagner encore en vélocité. Mais est-ce vraiment souhaitable ? Et surtout, à quel prix ? Sans les touches noires, on perd les altérations qui permettent à la fois de moduler et d’apporter des couleurs à la musique. En bref, au lieu de 12 tonalités majeures et 12 tonalités mineures, on est limité à du do majeur ou à du la mineur antique… et sans altérations accidentelles ni sensible. Dans le meilleur des cas, on peut étendre le répertoire aux modes qui ne demandent que des touches blanches, notamment le do ionien, le ré dorien, le mi phrygien, le fa lydien, le sol mixolydien, le la éolien et le si locrien, certains modes pentatoniques ou tétratoniques, etc. Autant dire que l’on reste très limité et que l’on perd énormément de possibilités.

De plus, les touches noires, par leur disposition asymétrique, permettent une spatialisation sur le clavier, tant sur le plan visuel que sur le plan tactile. Les doigts du pianiste mémorisent les différences d’espacement entre les touches noires, ce qui leur permet de reconstituer une image mentale du clavier. C’est une façon de voir avec les doigts, en quelque sorte. Privés de ces touches, ces précieux repères disparaissent. Sans parler du caractère déstabilisant d’un tel clavier, qui impose un temps d’apprentissage pour s’y habituer.

Une histoire faite d’accidents

Une tentative qui laisse sceptique, donc… Mais elle a au moins le mérite de nous rappeler que les instruments de musique n’ont pas toujours été tels que nous les connaissons. Ils ont connu une histoire faite d’expérimentations, d’accidents et d’améliorations successives. On ne compte plus les tentatives avortées, parfois drôles ou surprenantes avec le recul, qui sont venues garnir les vitrines des musées, de l’octobasse (contrebasse géante) au violon-trompette, en passant par le trombone à sept pavillons.

Un génie de la facture d’instruments comme le Dinantais Adolphe Sax, par exemple, a créé des instruments des plus étranges et expérimentaux, comme le saxhorn. Et pourtant, nous lui devons des merveilles devenues incontournables aujourd’hui, comme l’invention des saxophones, mais également des instruments du brass band (bugle, cornet, euphonium), ou encore des améliorations notables aux clarinettes et clarinettes basses…


samedi 8 août 2020

Nouveau service: location de piano numérique!

Vous rêvez de commencer le piano, mais hésitez à acheter votre instrument tout de suite?

Vous organisez une soirée et avez envie de mettre un instrument à disposition de vos invités?

Vous partez en congés 2 semaines et craignez que votre piano vous manque?

Un bébé est arrivé depuis peu à la maison et vous craignez de le réveiller en jouant sur votre piano acoustique?

Je vous propose 4 pianos numériques en location, courte ou longue. Chaque piano est fourni avec support et pédale.

Le plus petit, un Yamaha Piaggero, 66 touches pour un encombrement réduit: 39 euros pour une durée courte, 29 euros par mois pour une durée de 3 mois ou plus.



Le Yamaha P70 a 88 touches, et ne pèse que 13 kg: 49 euros pour une durée courte, 39 euros par mois pour une durée de 3 mois et plus.


Le Korg SP 250, 88 touches également, possède une trentaine de sons: même tarif que le Yamaha P70.



Enfin le dernier arrivé, un clavier Alesis Recital: 88 touches semi-lestées, un très joli coloris blanc. 
Le Recital White intègre aussi une sortie USB-MIDI pour le connecter à un Mac / PC et utiliser des logiciels pédagogiques ou des instruments virtuels. 39 euros pour une durée courte, 29 euros par mois pour une durée de 3 mois ou plus.


Vous pouvez me contacter dès maintenant pour réserver votre instrument pour la rentrée, à bientôt!




lundi 6 juillet 2020

Beethoven et la musique indienne

Ca ne pouvait que me plaire! A côté de mon Seiler trône un beau sitar ramené d'un de mes voyages en Inde...

"C'est Beethoven qui m'a conduite vers cette rencontre" : dans "Cosmos" la pianiste Shani Diluka associe le compositeur à la musique indienne

La pianiste Shani Diluka.

Beethoven et la musique indienne en un seul disque ? Shani Diluka a fait le pari d'une telle rencontre. Pari réussi : le son enchanteur du sitar, la transe portée par les tablas, épousent la tension dramatique des deux plus célèbres sonates du compositeur allemand. 

Dans l'univers de la musique classique, Shani Diluka représente à elle seule à la fois la tradition et son dépassement. Pianiste émérite aux disques multi-primés, garante de la rigueur dans l'interprétation du répertoire allemand, notamment, Shani Diluka n'a cessé de s'ouvrir aux collaborations les plus diverses, de la musique de chambre aux enregistrements pour la jeunesse, du théâtre à la littérature, avec des projets partagés avec Sophie Marceau et Gérard Depardieu, ou Natalie Dessay. Jusqu'à écrire elle-même un recueil de poésie, Canopées

Française, née à Monaco de parents sri-lankais, Shani Diluka crée la surprise ces temps-ci en sortant Cosmos, un disque chez Warner Classics qui associe Beethoven à la musique indienne : les deux sonates les plus célèbres de l'Allemand, le Clair de Lune, op 27 n°2 et l'Appassionata, op 57, proposées en alternance avec des ragas indiens sur sitar et tabla (luth à manche long et percussion). Il fallait oser ! Ni coup de tête, ni filon commercial, le projet séduit dans sa dimension musicale et philosophique autant qu'il peut troubler. Shani Diluka nous en explique avec enthousiasme l'origine et l'élaboration. Nous l'avons trouvée pour le moins convaincante.

Franceinfo Culture : Votre démarche peut dérouter de prime abord…
Shani Diluka : Oui, la première écoute est déroutante puisque les grandes sonates de Beethoven et les grands ragas, ce sont deux langages très puissants qui se rencontrent et qu'on n'a jamais mis en confrontation. Une deuxième écoute permet, elle, d'appréhender une forme plus méditative et plus universelle de l'écoute. Mais ma démarche n'est pas du tout une idée de "filon" qui m'est passée par la tête, c'est vraiment Beethoven qui m'a conduite vers cette rencontre, puisque lui-même a eu une révélation sur la culture indienne, ce que personne ne sait. Et, évidemment, chez moi la rencontre entre ces deux mondes a résonné de manière particulière.

Expliquez-nous…
Comme je suis née en Europe, j'ai une culture musicale plutôt allemande et française, forgée par les grands professeurs du Conservatoire de Paris. Tous mes disques sont d'ailleurs consacrés à l'école allemande, à Carl Philipp Emmanuel Bach, à Mendelssohn, jusqu'à Beethoven et Mozart, mon dernier. Je n'ai jamais eu le réflexe de mettre en relation cette musique avec celle de mes racines, excepté une fois, c'était Schubert et les ragas dans l'idée de contemplation, à l'occasion d'une carte blanche de Radio France. Mais c'était vraiment la seule fois. La surprise a été grande quand j'ai découvert dans les correspondances de Beethoven - qui parlent de tout ce qui l'inspire - la présence de textes indiens sur la relation de l'homme au cosmos arrivés en Allemagne en 1816 et surlignés à la main par Beethoven. C'est très émouvant de savoir qu'il s'était jeté sur cette traduction !








vendredi 3 juillet 2020

Après Chopin, les visages de Franz Liszt et Franz Schubert!

Il y a un mois, l’artiste plasticien iranien Hadi Karimi réalisait une étonnante reconstitution en 3D du visage Frédéric Chopin. Dans la foulée, il a recréé celui de Franz Schubert et vient d’achever la reproduction du visage de Franz Liszt.

Son portrait en 3D de Frédéric Chopin a fait connaître Hadi Karimi dans le monde entier

Jusqu’à la fin mai 2021, mai, Hadi Karimi s’était surtout fait connaître pour ses représentations en 3D de visages de stars du rock ou du cinéma comme Freddie Mercury, Will Smith, Audrey Hepburn, Kurt Cobain, Michael Jackson, David Bowie, Grace Kelly ou encore Adele. Mais c’est sa réalisation d’un étonnant portrait, plus vrai que nature, de Frédéric Chopin qui a « boosté » sa notoriété à travers le monde. Pour son travail sur le compositeur polonais, l’artiste iranien qui vit à Téhéran, s’était inspiré de 2 rares photos de Frédéric Chopin mais surtout de son masque mortuaire et d’une mèche de ses cheveux conservée à Varsovie.

Franz Schubert a été enterré à Vienne, à quelques mètres de la tombe de Beethoven

Pour la reconstitution du visage de Franz Schubert (1797-1828), la tâche fut encore plus compliquée puisqu’il n’existe aucune photo du compositeur autrichien et un seul portrait peint de son vivant, peu avant son décès à l’âge de 31 ans. Tous les autres portraits le représentant ont été peints des décennies plus tard lorsque son talent fut enfin célébré. Lui aussi eu droit à un moulage de son visage, dont on se sait pas vraiment s’il fut réalisé de son vivant ou juste après sa mort, avant qu’il soit enterré à Vienne, à quelques mètres de la tombe de Beethoven mort un an et demi auparavant, mais ce moulage a disparu.




Hadi Karimi s’est donc contenté d’une photo de ce masque et d’une description que fit un des proches de Franz Schubert en 1858. Léopold Sonnleithner disait ainsi de son ami qu’il avait un visage rond, peu de cou, des yeux gris-bleu, un petit nez épaté, des lèvres épaisses, une fossette au menton, une peau claire, des cheveux bruns ondulés et qu’il portait en permanence des lunettes (fines lunettes cerclées dont il existe un exemplaire exposé dans la maison natale du compositeur à Vienne). Tous ces détails que l’on retrouve dans la reconstitution réalisée en 3D par Hadi Karimi et illustrée par un extrait de l’Ave Maria de Schubert sur son compte Instagram.



samedi 27 juin 2020

Les soeurs Labèque

Marielle et Katia Labèque sont deux sœurs pianistes qui se produisent majoritairement en duo.

Marielle et Katia Labèque  naissent en 1950 et 1952 dans une famille de musiciens : leur père fait partie du chœur de l’opéra de Bordeaux, leur mère Ada Cecchi est pianiste et a reçu l’enseignement de Marguerite Long. Les deux sœurs entrent au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et y obtiennent toutes deux un premier prix en 1968. Rapidement, elles s’intéressent au répertoire à quatre mains. Leur premier disque est enregistré sous la direction d’Olivier Messiaen  en personne : il s’agit de son œuvre Les Visions de l’amen .

C’est leur enregistrement de Rhapsody in Blue  de Gershwin, en 1980, qui marque le début de la renommée internationale des sœurs Labèque. Elles se produisent en concert dans le monde entier avec de prestigieux orchestres, comme par exemple l’Orchestre philharmonique de Berlin, l’Orchestre symphonique de Boston, les Orchestres symphonique et philharmonique de Londres, ou encore l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, sous la direction de Sir Colin Davis, Sir John Eliot Gardiner, Paavo Järvi, Zubin Mehta, Georges Prêtre, Sir Simon Rattle...


Le répertoire des sœurs Labèque est très large et éclectique, tout comme leurs expériences musicales : elles jouent avec des ensembles de musique baroque  (Musica Antica, the Orchestra of the Age of Enlightenment), et travaillent avec des compositeurs contemporains  (Luciano Berio, Pierre Boulez, Györgi Ligeti). Plusieurs œuvres ont été écrites pour elles – citons Water Dances  de Michael Nyman et *Battlefield * de Richard Dubugnon.

Les sœurs Labèque ont créé en 2007 leur propre label de musique, KBL Recordings, qui leur permet de mettre en valeur des genres différents se rattachant au rock alternatif  et à la musique expérimentale.

Les sœurs Labèque en six dates

 • 1968 : premier prix du CNSM de Paris
 • 1980 : elles enregistrent la version originale de Rhapsody in Blue  (pour deux pianos), premier disque d’or chez le label Philips Records
 • 2005 : Fondazione Katia e Marielle Labèque  à Rome
 • 2007 : création de leur propre label, KML Recordings
 • 2009 : elles produisent le premier disque du trio basque Kalakan
 • 2011 : création du projet 50 Years of Minimalism, au King’s Place de Londres

dimanche 21 juin 2020

Fête de la musique!

Pour vous souhaiter une très belle fête de la musique, voici la chanson "Music" de John Miles.
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Music (Was My First Love) (ou simplement Music) est une chanson sortie en 1976 et produite par Alan Parsons. Cette chanson a été un véritable tube notamment au Royaume-Uni où elle s'est classée dans le Top 3 des singles.



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Au Japon, un piano à queue insolite sans touches noires

https://www.rtbf.be/musiq3/article/detail_au-japon-un-piano-a-queue-insolite-sans-touches-noires?id=10555766&fbclid=IwAR06PEXlymMrFoQWZY...

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