Le Duoclave.
Parce qu’un seul clavier de 108 touches, c’était manifestement pour les faibles.
Avec ses deux claviers géants et ses cinq pédales, le Duoclave répond enfin à une question que personne n’avait osé poser :
“Et si un pianiste voulait aussi faire du vélo elliptique pendant son concerto ?”
Le concept est simple :
108 touches à gauche,
108 touches à droite,
et suffisamment de pédales pour piloter un petit avion.
Le musicien n’interprète plus une œuvre : il effectue une mission spatiale.
À ce niveau-là, ce n’est plus un instrument, c’est un test d’aptitude de la NASA.
Le moindre prélude de Frédéric Chopin devient un exercice de coordination où :
la main gauche joue la mélodie,
la main droite joue l’harmonie,
le pied gauche gère la sustain,
le pied droit contrôle les nuances,
et les trois autres pédales servent probablement à invoquer Mozart.
Bien sûr, les défenseurs du Duoclave affirment que cela “ouvre de nouvelles possibilités musicales”.
Ce qui est une manière élégante de dire :
“On avait encore un peu de place dans le salon.”
Et puis il faut penser à l’avantage principal :
sur un piano classique, on peut encore avoir des erreurs.
Sur un Duoclave, personne ne sait assez ce qu’il se passe pour remarquer.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire